15/02/2005
Les sculptées de larmes

Corps de pierre
privé de cœur
ornent nos cimetières
où nos corps se meurent
leurs regards vides
heurtent mon âme
elles ne savent même
verser leurs larmes
elles sont de la vie délaissées
pauvres éternelles, Oubliées
porteuse des cris d’un trouble d’âme.
douleur et passion de l’artiste
émanent de vous que l’on condamne
et vous rend belles mais tristes
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Chambre vide place Maupassant

Pièce d’un moment
vierge de vie, sans chaleur
attrape les ombres de passage
l’esprit piégé du voyageur
attiré là par un mirage
se noie dans les vagues
des profondeurs de l’âme
une idée s’envole
des pensées la rattrapent
un souvenir accoure
et les questions s’évadent
doux combat de l’esprit
sur le sens de la vie
mais quel combat déjà perdu
où les réponses se sont tues
préférant déserter
laisser les rêves se promener
le conflit s’éteint
le voyageur s’enfuit
parcours le monde,
le bruit des autres,
où il s’oublie
A.Nicolaï
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06/02/2005
Nature rebelle

Cavale dans les bribes d’un rêve égaré
Où les flots coursent vers un horizon perdu
Les pierres maîtresses y cachent leurs mystères
le secret du rois des vents, oublié du monde
les échos des princes de glace qui se révoltent
les murmures du sultan de feu qui crève la faim
lointain le bruit du chaos des pierres qui se frappent, se cassent, tremblent et détruisent
lointain le souffle des rois bousculant les brises trop légères pour une tempête sans fin
lointain ce torrent de l’armée des princes, qui jaillit de nulle part, rêve d’océans éternels
lointain le vrombissement des profondeurs ardentes où le sultan fou, crache le feu d’une haine insatiable
impuissance de l’homme face à une nature rebelle, puissante
quand les souverains de demains sont les victimes d’aujourd’hui
car la nature vengeresse se fait cruelle elle aussi,
Les dieux des quatre origines attendent le cri strident du phœnix
Un cri de fin éternelle qui supprime le tout dans le chaos des luttes divines
un cri surgissant des dehors du temps
à ce chant pleurez, car rien ne sauvera plus
comme si jamais rien n’avait été
ce tout redevenant rien
et ce rien qui s’oublie à l’infini
Ann Nicolaï
00:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poèmes
05/02/2005
Bestiale

Qu’elle est la force qui nous fait souffrir?
Celle qui nous insuffle l’idée de haine, celle de tout détruire
Qui tiens les fils des marionnettes que nous sommes?
Donne le mouvement, le courant
Destruction, carnage, folie, voilà tout ce que nous sommes
Voilà l’homme
Je voudrais arracher une vrai vie à celle qu’on nous donne
Je voudrais vomir ce qui nous fait homme
Un mot seul, l’ humanité, la déchéance qu’elle entraîne
Je ne veux pas être ce que nous sommes
Je renie l’humain pour un peu de vie sauvage
Des crocs, du sang pour manger
Aucune haine dans ce que je suis
Seul ma faim, ma survie et celle de l’espèce
quand le plus fort gagne mais n’en profite pas
J’oublie le monde que je connais, je ne pense plus
j’oublie l’humaine que je suis
Manger , boire, survivre
La vie jour après jour
Ça et juste ça
Ma fourrure contre le froid
Et la nature comme armure contre la grise ville
L’armée sauvage doit renaître
Je me fais bestiale, je renie mon espèce
Pour un peu de Sauvagerie animal
où s’oublie la cruauté de l’homme
Ann Nicolaï
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